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Tourisme : dopé par les aides, le secteur rattrape son retard

Le ministre délégué chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a salué la belle reprise de l’activité touristique en France. En février 2022, le chiffre d’affaires global avait presque rattrapé celui de 2019, laissant présager un retour à la normale pour la saison d’été.

2,3 milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires global réalisé par le secteur touristique en France en février 2022. C’est près de 1,5 milliard de plus qu’en 2021, en baisse de seulement 8 % par rapport à 2019. La saison d’hiver s’achève sur une note positive, malgré un faux départ en raison notamment des restrictions sanitaires outre-manche. Ces dernières ont privé les stations de la clientèle britannique jusqu’au 15 janvier. Malgré tout, les chiffres présentés par Jean-Baptiste Lemoyne rapportent une belle embellie : +10 % d’occupation dans les Pyrénées par rapport à 2019, et + 20 % dans les stations iséroises. « La France pourrait redevenir dès cette année la première destination ski au monde », prophétise le ministre délégué chargé du tourisme. Avant la pandémie, l’hexagone avait été rétrogradé à la troisième place de ce classement, derrière les États-Unis et l’Autriche.

Des prévisions revues à la hausse

Le week-end de Pâques laisse présager une forte reprise à la mi-saison qui pourrait bien se poursuivre cet été. « Avec un REVPAR ("Revenue Per Available Room” en anglais, soit le revenu par chambre disponible, NDLR) supérieur de 18 % par rapport à la même période avant la crise, c’est une belle reprise », salue Jean-Baptiste Lemoyne. Cette croissance est dopée par le rebond d’activité dans les grandes villes, largement pénalisées pendant la période covid. À titre d’exemple, Paris se taille la part du lion avec un taux d’occupation de 91 % durant le week-end pascal, de 4 points supérieurs à celle de 2019. De manière générale, ce sont l’île-de-France et la région Paca qui tirent la France vers les sommets, avec le retour de la clientèle d’Amérique du Nord (États-Unis et Canada).

Côté réservations, les indicateurs sont également tous au vert, exception faite du tourisme d’affaires, toujours à la peine (- 30 % par rapport à 2019). Le ministre chargé du Tourisme pointe les nouvelles habitudes de travail pour justifier ce retard, et notamment le recours aux visioconférences et au télétravail qui tendent à devenir « structurels ».

De son côté, l’hôtellerie de plein air s’achemine vers une belle saison. + 24% de réservations par rapport à 2019 sont attendues pour l’été, pour un CA prévisionnel en hausse de 30 %. Le groupe Logis Hotels, cité à titre d’exemple par le secrétaire d’État, enregistre + 30 % de réservations à date, et + 60 % de CA prévisionnel. Le secteur aérien reprend également des couleurs, atteignant des réservations égales à 100% du niveau de 2019 sur les courts et moyens courriers, 85 % sur les longs courriers, notamment en raison des politiques sanitaires en cours en Asie.

Au socle du tourisme intérieur s’ajoute la reprise internationale

« La France est très bien positionnée, numéro 1 des voyages en Europe pour les Américains, Belges, Italiens et Espagnols, énumère Jean-Baptiste Lemoyne. Les Français pour leur part sont une majorité (60%) à envisager de rester dans leur pays de résidence, et 70 % de nos compatriotes envisagent de partir entre avril et juin, confirmant les bonnes prévisions pour la mi-saison. » Interrogé sur l’impact de la guerre en Ukraine et notamment l’absence de la clientèle russe, le ministre a voulu se montrer rassurant : « Cette population représente 600.000 entrées annuelles en temps normal, soit 0,5 % au niveau national. Nous avons tout à fait les moyens d’aller chercher des clientèles complémentaires ».

Les moyens, c’est justement l’autre volet de la communication de Bercy. Profitant de l’annonce du nouveau conseil d’administration d’Atout France, Jean-Baptiste Lemoyne a fait l’inventaire de l’arsenal déployé, ou en cours de déploiement. Le plan Avenir Montagne prévoit déjà « différentes actions, dont 140 projets d’investissement (pour un montant de 50 millions en 2021) ».

Pour le reste du pays, Atout France voit son budget communication augmenter sensiblement dans le cadre du plan Destination France, avec 8 millions d’euros supplémentaires attribués aux campagnes promotionnelles. En outre, une enveloppe additionnelle de 9 millions a été débloquée pour promouvoir les métiers du tourisme et des CHR. Le secteur est toujours à la recherche de 360.000 salariés d’après le dernier baromètre « Besoin en main d’oeuvre » réalisé par Pôle emploi en 2022.

Enfin, la filière événementielle, durement touchée par la crise, se dote de deux aides à la relance pour un montant global de 100 millions d’euros. L’aide au stand tout d’abord, qui peut monter jusqu’à 12 500 euros par stand et par entreprise, en partenariat avec CCI France. Une aide aux visiteurs internationaux ensuite, en partenariat avec Promosalons, pour un montant estimé de 5 millions d’euros.

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