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Déconfinement | Pourquoi c'est important : les ERP, faille de la stratégie de réouverture

Pointée du doigt par l'Umih au cours de l'audience en référé pour l'ouverture des discothèques, la stratégie de réouverture des bars et restaurants s'appuie sur la classification ERP (pour établissement recevant du public), entraînant son lot d'incohérences.

Les clubs libertins vont ouvrir et les discothèques, non. Le paradoxe a été soulevé maintes fois depuis juillet 2020, entre amusement et consternement. « J’aimerais que le ministère de la Santé nous explique comment on a imaginé des systèmes de distanciation sociale dans des lieux où par essence le contact physique est essentiel. Le préservatif sera-t-il le geste barrière principal ? », provoquait Thierry Fontaine, président de l'Umih nuit, mercredi 19 mai lors de l'audience au conseil d'État pour la réouverture des discothèques. Le syndicat se veut volontairement provocateur. Mais derrière les paroles se cache le symptôme d'une réelle incohérence, et la facilité dans laquelle est tombé le gouvernement pour définir la stratégie de réouverture des établissements recevant du public. 

ERP de type N, type X, ou type P : kezaco ?

Les établissements recevant du public sont classés en catégories et en niveaux, en fonction de la capacité d'accueil, mais aussi de la nature de l'activité déclarée. Et c'est là que le bât blesse. Reprenons l'exemple des clubs échangistes. Un club libertin disposant d'une piscine ou d'un sauna, est déclaré comme un ERP de type X (ça ne s'invente pas), rejoignant la catégorie des établissement sportif clos et couvert, salle omnisports, patinoire, manège, piscine couverte, transformable ou mixte. Il pourra donc ouvrir dès le 9 juin. 

Autre exemple : un club ayant déclaré une activité de débit de boisson est considéré comme un ERP de type N (bars, restaurants...). Il peut ouvrir sa terrasse depuis le 19 mai, et pourra même servir en intérieur dès le 9 juin. 

Enfin, les clubs échangistes ayant déclaré une activité de discothèque, donc de type P, resteront fermés, et n'auront pas plus de perspective que les autres établissements de nuit. 

À lire aussi : Réouverture des discothèques : un long combat judiciaire en perspective

Cette classification se base sur le code de la construction (articles R123-2 à R123-21) et l'arrêté du 25 juin 1980 sur les règles de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public. Où est le rapport avec l'épidémie de Covid ? « C'est bien la question, on se base sur le code de la construction et les risques incendies pour gérer la réouverture dans un contexte d'épidémie », lâche Thierry Fontaine devant le juge des référés, dépité. 

Le ministère de la Santé se défend

Le docteur Philippe Cano, adjoint au chef du bureau des risques infectieux émergents et des vigilances au ministère de la Santé, défend l'idée d'une stratégie empirique, basée uniquement sur le premier niveau de classification. « Vous voyez bien que pour le cas des casinos et salles de jeux, qui font partie des ERP de type P, nous avons autorisé la réouverture car ce n'est pas du tout la même activité ; il y a des sous-catégories au sein de chaque type d'ERP dont nous nous servons pour affiner notre stratégie ». 

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