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Les hôtels-restaurants, secteur le plus visible sur internet en France

D’après le baromètre France Num, qui étudie la transformation numérique des TPE et PME, le secteur hébergement-restauration serait le premier en termes de visibilité et de vente en ligne. Bien que certains entrepreneurs peinent encore à voir des bénéfices financiers récompenser cette numérisation, France Num a fait le pari de l’accompagnement, en 2021, en proposant un chèque de 500 euros aux entreprises pour les aider dans leur développement en ligne.

Le secteur CHR, et plus largement l’hébergement-restauration, est en tête concernant la visibilité en ligne et la vente sur internet. C’est en tout cas ce qu’annonce le baromètre France Num et publié par la Direction Générale des Entreprises (DGE). En effet, 93 % des entreprises du secteur sont visibles sur Internet, grâce à un site, des réseaux sociaux ou d’autres outils. Il se place donc devant tous les autres secteurs comprenant le commerce, l’industrie ou encore les assurances.
D’après Bénédicte Roullier, cheffe du pôle transformation numérique à la DGE, « l’hébergement-restauration est un secteur qui était déjà sensibilisé au numérique ». Il n’y a donc pas d’énorme bond sur la perception du numérique dans le secteur. Elle relève tout de même que 74 % des TPE et PME du milieu ont aujourd’hui un site internet. « Un bon taux », selon elle qui confirme « la maturité d’un secteur déjà confronté aux défis de la numérisation ». Elle explique ce bon score par la volonté des clients de se renseigner sur l’endroit où ils désirent manger ou se loger avant de s’y rendre et met en avant la réponse appropriée des CHR face à cette demande.

Quels bénéfices ?

Dans l’ensemble, la grande majorité de l’hébergement-restauration voit un bénéfice à la numérisation de leur entreprise et de certaines de leurs activités. Le baromètre France Num révèle que 76,8 % des interrogés trouvent que le numérique représente un bénéfice réel pour leur entreprise en 2021. En 2020, ils n’étaient que 69,9 %.
En effet, 77,7 % d’entre eux pensent que la numérisation facilite la communication avec leurs clients. Toutefois, Bénédicte Roullier explique que le secteur a subi la crise sanitaire de plein fouet et qu’il la paye. « Ils ont dû s’équiper en matériel numérique et moderniser leurs équipements et ça leur a coûté cher », continue-t-elle. Un investissement coûteux donc, puisque 56 % des entrepreneurs de l’hébergement-restauration pensent que « le numérique ne leur fait gagner aucun argent ». La cheffe du pôle transformation numérique déclare : « Les entreprises veulent une garantie du retour sur investissement. Ils reconnaissent tout de même que ça leur a fait gagner du temps, mais pas de l’argent. »

De l’argent pour développer son activité en ligne

Pour pallier la crise sanitaire et le manque d’argent, France Num a proposé un chèque de 500 euros aux petites entreprises (TPE, indépendants, associations de moins de 11 salariés) afin qu’elles développent leur activité numérique. Depuis son lancement, lors du deuxième confinement, le chèque France Num a bénéficié à 112.000 entreprises françaises. Le principal secteur d’activité ayant le plus profité de ces 500 euros est la restauration, représentant 22 % des bénéficiaires. Il est suivi par l’hébergement, qui arrive à 12 %. D’après France Num, cette somme a été principalement utilisée, tous secteurs confondus, à la création de sites internet (38 %) et à la publicité en ligne (31 %). Plus précisément, Bénédicte Roullier déclare que « pour 16 % de l’échantillon, le chèque a permis de débuter la numérisation, créer un site web et pour 46 % d’accélérer cette numérisation ».

500 euros : une somme dérisoire ?

Avec la crise sanitaire, Pascale Patissier, gérante du salon de thé Doux comme un cactus à Poussan (Hérault) a dû mettre en place une stratégie pour attirer une nouvelle clientèle. Conseillée par la CCI, elle décide de créer un site internet vitrine pour son établissement et postule, au printemps 2021 pour recevoir le chèque France Num. Elle reçoit la somme de 500 euros en mai, une « courte attente », explique-t-elle. Mais pour l’entrepreneuse, cette somme de 500 euros n’est pas suffisante. « Le prix de la création du site était de 800 euros, raconte-t-elle. J’aurais également aimé pouvoir m’acheter un ordinateur portable, mais cela demandait d’avoir un budget plus conséquent. »

Celle qui gère seule les réseaux sociaux de son affaire avoue également n’avoir vu aucune différence après la transformation numérique de son entreprise grâce à un site web. « La fréquentation a baissé avec l’instauration du passe sanitaire. De plus, je n’ai jamais de message sur mes formulaires de contact. Je ne pense pas que ce site ait eu une grosse incidence sur la fréquentation de mon salon de thé, je ne la vois pas en tout cas. »
Bénédicte Roullier explique tout de même que France Num « a fait le pari d’une aide très simple, permettant de bâtir une plateforme en ligne ou un site e-commerce ou même pour faire de la production de contenus avec de belles photos, des vidéos de présentation d’entreprises ». Et d’après elle, « la somme n’est pas apparue négligeable pour des très petites entreprises car certaines n’auraient jamais passé le cap de la numérisation sans cela ».

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