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Histoire de

Massenez : la distillation en filiation

La distillerie Massenez, installée en plein cœur de l'Alsace à Dieffenbach-au-Val, et son histoire ont durablement imprégné le territoire. La marque mondialement connue, présente sur les étagères des bars des plus beaux établissements, se perpétue grâce à l'investissement fidèle de ses équipes.

La vallée de Villé, située dans le Bas-Rhin, n'est pas dédiée à la vigne mais bien cultivée pour ses arbres à fruits. Nombreux sont les cerisiers, les pommiers et les quetschiers encore dissimulés sur les versants exposés de Breitenbach, Saint-Martin et Maisonsgoutte. En 1979, Gabriel-Eugène Massenez, surnommé Gaby, maître distillateur, installe sa brûlerie dans cette vallée alsacienne. Son grand-père, Jean-Baptiste Massenez, était bouilleur de cru à Urbeis dans les années 1870 et lui a transmis ce savoir-faire. C'était sans penser que la distillerie Massenez deviendrait mondialement reconnue pour ses eaux-de-vie de fruits et ses liqueurs.

En 1913, Eugène Massenez, le fils du fondateur, est le premier à avoir l'idée de distiller la framboise sauvage. Le succès de cette eau-de-vie est dû notamment au coup de cœur de la reine de Suède pour cette dernière lors d'un séjour en Alsace. La framboise sauvage devient l'emblème de la maison Massenez, dont elle signe définitivement l'identité, car elle permet de séduire un panel de consommateurs plus large. En effet, elle se distingue par la subtilité de son fruité, sublimé par la distillation, comme en témoigne son parfum frais au premier nez. « Elle est la plus reconnaissable par le consommateur », affirme Bernard Baud, président des grandes distilleries Peureux et Massenez. La renommée de cette eau-de-vie se fera sous la troisième génération Massenez avec Gabriel-Eugène, qui embarque ses bouteilles à travers le monde. Il ne les remet toutefois qu'à de luxueux distributeurs ou à des enseignes qui les prédisposent à un usage gastronomique. Gaby se lie naturellement d'amitié à Paul Bocuse dans les années 1950, période au cours de laquelle la distillerie connaîtra son essor. Ensemble, ils voyagent en Asie. « Bocuse a disséminé le savoir-faire Massenez sur les grandes tables françaises et dans le monde » , raconte Bernard Baud.

Au fil des années, Manou Massenez, la fille de Gabriel-Eugène, a su asseoir sa légitimité auprès de son père, qui estimait alors que le monde des spiritueux était réservé aux hommes et donc que l'entreprise devait revenir en héritage à son fils. Elle devient pourtant la première ambassadrice de la marque dans le monde après avoir obtenu deux diplômes ; un en école de commerce, l'autre en œnologie. Pendant 40 ans, elle assure le développement de la distillerie à l'export dans près de 110 pays. Elle a introduit également les eaux-de-vie de fruits, les liqueurs et les crèmes Massenez sur les festivals et concours mondiaux dans les années 1980. Si aucun de ses enfants n'a souhaité reprendre le flambeau, elle fait en 2000 la connaissance de Bernard Baud, président du groupe Grandes Distilleries Peureux (GDP), implanté à Fougerolles (Haute-Saône), devenu figure mondiale grâce à la notoriété acquise des griottines, des cerises sauvages dénoyautées et macérées dans une liqueur dite « kirschée ».

« Bocuse a disséminé le savoir-faire Massenez sur les grandes tables françaises et dans le monde » - Bernard Baud, président des grandes distilleries Peureux et Massenez

« L'explosion connue jusqu'alors se réduisait petit à petit côté Massenez. Les volumes commercialisés dans les années 1990 se dégonflaient largement. Je voulais créer une marque forte comme Massenez, alors je lui ai proposé de s'associer », relate Bernard Baud. En 2010, les deux distilleries s'unissent pour former une société d'économie mixte. Bernard Baud poursuit le travail entrepris par Gabriel-Eugène et Manou. Avec ses équipes, il repositionne Massenez sur les concours et parcours le monde pour promouvoir notamment une nouvelle gamme de cocktails lancée en 2013 intitulée « Miss Massenez ». « Comment on arrive encore à surprendre tout en gardant ses racines ? Là a résidé tout notre défi à la reprise de la distillerie Massenez », confie Bernard Baud. D'après lui, la distillerie a connu une croissance d'environ 25 % à la suite de l'association.

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