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Profession

Dialogue social | Les syndicats n'arrivent pas à s'entendre sur les salaires

Les syndicats se sont retrouvés comme convenu le 18 novembre. Si les salariés attendaient des actes après les différentes professions de foi des organisations patronales, ces derniers se sont limités à une nouvelle grille de revalorisation des minimas, jugée trop faiblarde par FO, CGT et consorts. Chou blanc donc.

C'était prévisible, malheureusement. Réunis ce 18 novembre pour parler salaires et minimas de branche après un round d'observation arbitré par la ministre du Travail Elisabeth Borne, les syndicats n'ont pas réussi à s'entendre. Les organisations patronales ont présenté une nouvelle grille d'augmentation. Les syndicats de salariés reprochent à la proposition de ne pas assez revaloriser les plus bas salaires.

Les professions de foi n'engagent que ceux qui croient

Ils voulaient tout mettre sur la table, revoir la copie. Les données étaient là, pesantes : 235.000 salariés de moins, minimas inférieurs au smic, salariés les moins bien payés de France. Sans compter la pénibilité, les coupures, la fatigue, les mauvais traitement. Dans La Revue des Comptoirs, les huit syndicats avaient pris la parole en octobre pour donner leurs idées, et tous semblaient vouloir, à des degrés divers, se montrer proactifs. Finalement, la réunion n'a réservé aucune surprise. Les syndicats patronaux sont arrivés en bloc, avec une proposition commune : une augmentation moyenne de 10,5 % des salaires. Les hausses sont très variables d'un niveau salarial à l'autre. Les échelons du premier niveau feraient l'objet d'une augmentation de 3,05 % à 4,77 %, la revalorisation de la grille s'accroissant avec les niveaux, pour monter jusqu'à 20 %. Les syndicats salariés, sans proposition commune, se sont donc contentés de s'unir dans la réaction : « de l'affichage pur et simple », « on n'est pas sur la voie d'un accord salarial », ont réagi FO et CGT dans Les Echos. 

Les syndicats salariés souhaitaient un débroussaillage plus global, à la hauteur du handicap que connaît le recrutement dans l'hôtellerie-restauration. Pénibilité, treizième mois et coupure devaient être au moins abordés, et un calendrier social établi. Il faudra donc attendre le 16 décembre pour voir si les syndicalistes prennent conscience des problèmatiques des professionnels qu'ils doivent représenter. Pour voir si le secteur s'apprête à vivre un tournant dans son histoire ou s'il se prépare un plongeoir pour sauter à pieds joints dans une crise plus profonde. 

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