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Réouverture | Les contours du nouveau cadre sanitaire en terrasse

Dans une interview au Parisien, publiée le 11 mai, le Premier ministre, Jean Castex, a précisé les contours du déconfinement des CHR. Pour la reprise, les terrasses des restaurants, bars et cafés, pourront rouvrir à 50 % de leur capacité d'accueil.

L'organisation du déconfinement se précise. Dans une interview au Parisien, publiée le 11 mai, le Premier ministre, Jean Castex, a précisé les contours du déconfinement des CHR. Il a notamment affirmé qu'une jauge à 50 % de la capacité d'accueil sera mise en place sur les terrasses le 19 mai ; ce qui va fortement hypothéquer la rentabilité des ouvertures. Une limite d'accueil de six personnes par table sera imposée. La jauge ne sera levée en terrasse qu'à partir du 9 juin pour être appliquée aux salles qui, lors de leur réouverture, ne pourront utiliser que la moitié de leur capacité. Le 30 juin, la jauge des salles sera à son tour levée, mais des garde-fous demeureront en place. En effet, un nouveau protocole sanitaire sera annoncé et à cette date, les exploitants de bars ne pourront toujours pas servir de consommations au comptoir. Les discothèques ne sont toujours pas concernées par cette ouverture. Un point avec le secteur pourrait être organisé au début juin. Les exploitants n'ont donc pas perdu tout espoir de rouvrir leurs portes le 30 juin. Mais, même s'ils obtiennent une autorisation, celle-ci sera sans doute conditionnée à de lourdes contraintes sanitaires.

Les aides en berne 

Le Premier ministre a également évoqué le maintien des aides pour les CHR, au delà du 30 juin. Déjà, le 5 mai, les organisations professionnelles du secteur (Umih, GNI, SNRTC et GNC) avaient eu une réunion de travail pour discuter de la poursuite de cet accompagnement, avec Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion et Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises. Ainsi, les quatre dispositifs d'aides (fonds de solidarité, exonération des cotisations patronales, crédit de cotisations salariales et chômage partiel) seront maintenus après le 19 mai. Jusqu'à présent, pour accéder au fonds de solidarité, il fallait justifier d'une perte de 50 % du CA par rapport à l'activité de 2019. Jean Castex a ainsi indiqué qu'à partir du mois de juin, cette notion de barre disparaît pour être remplacée par une compensation au prorata du CA perdu. Cette compensation sera dégressive, soit 40 % en juin, 30 % en juillet et 20 % en août. Elle ne pourra toutefois pas excéder 20 % du CA ou 200 K€.

Les exonérations de charges des salariés maintenus atteignaient 20 %. Elles seront réduites à 15 % dès le 1er juin et disparaîtront en septembre. Plus problématique, dès le mois de juillet, les restaurateurs devront mettre la main à la poche pour soutenir l'indemnisation de leurs salariés placés au chômage partiel. À partir du 1er juillet, les entreprises devront acquitter un reste à charge de 15 %, puis de 20 % en août et enfin de 40 % en septembre.

La rentrée devrait donc révéler la faiblesse de certaines entreprises. Dépourvues du fonds de solidarité et d'exonération de charges sociales, elles devront alors supporter 40 % de l'indemnisation du chômage partiel des employés qui n'auront pas repris le travail. Ces poids financiers seront sans doute lourds à porter dans les zones où la reprise tarde à sonner, comme Paris et les grandes villes françaises. Cette annonce du Gouvernement risque donc de décevoir les syndicats professionnels. Ces derniers réclamaient un maintien des aides qui tienne compte de la situation spécifique de chaque entreprise. Par ailleurs, le protocole sanitaire décrit par le Premier ministre risque également de décevoir les professionnels qui s'attendaient à un dispositif moins contraignant à la suite des annonces du président de la République, le 29 avril.

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