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La restauration rapide boostée par la crise

Le secteur de la restauration rapide a été moins ralenti que les autres par la crise, d'après une étude de CHD expert, et effectue un redémarrage en trombe grâce à l'accélération de l'évolution des tendances.

Les salons Sandwich et Snack show et Parizza sont revenus sur le devant de la scène les 30 et 31 mars, à Paris Porte de Versailles (Pavillon 7.1), six mois après la précédente édition décalée en octobre 2021, en raison de la crise sanitaire. Le grand rendez-vous du monde de la restauration rapide a repris ainsi ses marques au printemps.

Un secteur qui croît et s'embourgeoise

On peut d'ailleurs se demander si la restauration rapide a réellement traversé une crise. CHD Expert, qui a réalisé une étude en cette occasion entre la fin janvier et le début février, montre que le trou d'air qu'a connu ce secteur n'est que relatif puisqu'on compte désormais près de 50 000 unités en France, soit une hausse de 13 % par rapport à 2019. Nicolas Nouchi, directeur de CHD Expert, rappelle que lors son premier recensement en 2003, il n'avait compté que 13 000 établissements. On peut toutefois remarquer que si le snacking progresse en nombre d'unités, le chiffre d'affaires global régresse de 6 % entre 2019 et 2021. Malgré tout, Nicolas Nouchi se montre optimiste en estimant que beaucoup de restaurants rapides ont été privés une partie de l'année dernière de la possibilité d'utiliser leurs salles à manger. Ainsi, les repas servis sur place leur offriront en 2022 une belle marge de progression.

La crise sanitaire a ainsi relancé le secteur du burger qui était en ralentissement en 2019. On observe une belle progression des nouvelles enseignes liées à ce marché ou aux concepts tendance durant les deux dernières années. La marque du dynamisme du fast-food réside aussi dans son embourgeoisement. Son ticket moyen atteint désormais 11,50 €, soit un bon spectaculaire de 18,5 % en deux ans. La premiumisation de l'offre reste la principale responsable de cette évolution. Nicolas Nouchi estime qu'il existe encore un potentiel de croissance du ticket moyen sans pour autant bouleverser les arbitrages du budget des ménages.

Enfin, un autre phénomène interroge. Alors que le temps moyen accordé par les Français à la pause déjeuner était en régression constante depuis plus de trente ans, ces cinq dernières années, il est passé de 29 à 50 mn. La restauration rapide ne mérite plus vraiment son nom…

Un marché concurrentiel

Le dynamisme de ce secteur s'explique en partie par sa faculté de résilience face à la crise sanitaire, car bien adapté à la vente à emporter et à la livraison. Des établissements classiques s'en sont même inspirés pour créer des concepts que CHD Expert qualifie d'« hybrides ». En 2022, La restauration avec service à table détenait 18 % du marché des déjeuners à emporter. Elle n'en contrôlait que 9 % en 2019. Sa part de marché sur les dîners à emporter est encore plus importante (22 %). Le nombre de restaurants avec service à table et vente à emporter a plus que doublé entre 2019 et 2011 alors que dans le même temps, la part de ceux qui proposent un service de livraison a progressé de 68 %. Il ne faut pas négliger les opportunités du snacking. 52 % des consommateurs recourent au moins une fois par semaine à ce marché. Mais les acteurs de ce marché sont nombreux et divers.

La GMS, notamment, est incontournable. 65 % des personnes interrogées achètent leur déjeuner en GMS pour un budget moyen de 10,80 € et seulement 35 % des consommateurs se déclarent réfractaires au déjeuner acheté en GMS. Parmi eux, on ne comptabilise pas seulement les clients de la restauration traditionnelle ou rapide, mais aussi les adeptes de la gamelle, habitude qui revient en force (39 % des réfractaires à la GMS). La montée en puissance du télétravail qui découle de cette crise sanitaire doit être prise en compte à l'avenir. Certes, CHD Expert observe depuis février un ralentissement du phénomène. Les personnes concernées peu ou prou par le travail à distance n'étaient plus que 20 % en février contre 30 % à la même époque en 2021. Nicolas Nouchi fait toutefois remarquer que ce niveau apparaît comme « une base dure », qui ne sera pas significativement compressible dans les mois et les années à venir.

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