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Vos témoignages | « Je sais que nos clients nous attendrons de pied ferme »

Président de la branche restauration de l’Umih et restaurateur dans le Finistère, Hubert Jan déplore le manque d’indemnisation des assurances mais reste confiant quant au retour de la clientèle au sortir de la crise.

Une aide des assureurs insuffisante pour l’instant

« Les assureurs ont annoncés mettre 200 millions d’euros dans le fonds de soutien aux TPE : c’est peau de chagrin compte tenu de leurs moyens, c’est comme si vous mettiez 10 euros de votre poche ! Il faut de vraies mesures coercitives, afin qu’ils indemnisent nos pertes, sinon nous n’allons pas nous en sortir. L’urgence sanitaire aurait dû amener la reconnaissance du virus comme catastrophe naturelle, mais le gouvernement ne fait rien sans l’accord des assureurs. Nous avons tous fermé brutalement, le choc était immense, la situation est très compliquée. Il faut de l’aide de tous. L’Umih a publié un communiqué qui appelle les assurances à la solidarité collective et demande aux pouvoirs publics de reconnaître l’état de catastrophe sanitaire. Cette revendication est portée depuis le début le début de la crise par la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), qui a co-signé la pétition du 23 mars lancée par des chefs, producteurs et artisans de bouche de France. La reconnaissance par les pouvoirs publics d’un état de catastrophe sanitaire permettrait de débloquer une indemnisation des compagnies d’assurance pour les effets “non assurables” comme le prévoit le code des assurances pour les catastrophes naturelles. »


Des mesures saines mais insuffisantes

« Les mesures de l’État vont dans le bon sens mais elles ne seront pas suffisantes pour assurer la survie des plus petits. Par exemple, pour les prêts, même avec les garanties de l’État et de la BPI, ce sont toujours nos banques personnelles qui valident ou non les crédits. À l’Umih, nous sommes aux manettes pour accompagner et aider les restaurateurs dans cette crise. Dans mon bistrot Chez Hubert [à Fouesnant, Finistère, N.D.L.R.], mes employés ont eu une semaine de congés payés et j’essaye de les mettre au chômage partiel mais je n’ai toujours pas les codes permettant d’accéder à mon espace personnel, comme beaucoup d’autres. »


Une sortie de crise attendue

« Si nos entreprises ne sont pas mortes le jour de la reprise, je sais que nos clients nous attendrons de pied ferme. Il n’y aura pas forcément de regain de consommation française, mais les clients seront là : nous nous sommes quittés avec beaucoup d’émotion et de chaleur le soir du 14 mars. Il sera probablement compliqué de partir à l’étranger au sortir de la crise, alors j’espère que les Français seront nombreux à revenir dans nos établissements. » 

Hubert Jan, président de la branche restauration de l’Umih et restaurateur à Fouesnant dans le Finistère. 

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