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Entreprises : un niveau de défaillances en hausse

Le niveau des défaillances d’entreprises en France a augmenté de 49 % pour le deuxième trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021, selon les chiffres du groupe Altes. En restauration, le nombre de défaillances a même doublé.

« Ce premier semestre se termine sur une tendance sans équivoque : la remontée des défaillances amorcée en fin d’année dernière est très nette », commente Thierry Millon, directeur des études Altares. Avec 800 entreprises qui tombent en défaut chaque semaine, les courbes laissent présager un total de 37.000 défauts sur l’année 2022. Entre le 1er avril et le 30 juin, Altes a recensé 9.826 procédures collectives ouvertes. Une augmentation de 49 % par rapport au deuxième trimestre 2021, après avoir atteint +35 % au 1er trimestre.

La restauration en première ligne

Les secteurs d’activité B2C — restauration, service à la personne, commerce — sont les plus fragilisés et les jeunes structures créées juste avant ou pendant la crise sont en souffrance (+136 %).

En restauration, le nombre de défauts a plus que doublé sur un an, passant de 460 à 968 (+110 %). La dégradation est particulièrement marquée dans la restauration assise : 536 contre 245, soit une augmentation de 119 %. De même dans les débits de boisson, avec 176 défauts contre 76 (+ 132 %). L’hébergement résiste mieux, avec une augmentation limitée de 4 % de défaillances (59 contre 57).

La situation se dégrade également dans le commerce. Dans les activités de détail, le nombre de défaillances a presque doublé (1.337 contre 772 ; + 73 %).

Procédure de sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation…

Avec 289 dossiers enregistrés ce trimestre, le nombre de procédures de sauvegarde est au plus haut depuis 2018 et augmente de 75 %. Les procédures de redressement judiciaire (RJ) sont en hausse rapide de 55,5 % (moins d’un jugement sur quatre). Enfin, 73 % des jugements se concluent sur des liquidations judiciaires directes (LJ), un taux très supérieur aux niveaux observés traditionnellement (68 %). Elles ont visé 7.212 entreprises, soit une augmentation de 46,4 %.

« Sur ces 12 derniers mois, plus de 34.000 sociétés sont tombées, mais nous sommes encore loin des pics de la crise financière de 2008 qui dépassaient les 64.000, et des 52.000 procédures enregistrées en 2019 », note Thierry Millon. Il précise que « le climat des affaires ne s’effondre pas », malgré l’alignement de facteurs géopolitiques et macroéconomiques peu favorables. « L’inflation, la flambée des prix de l’énergie, les ruptures de chaînes d’approvisionnement, la fermeture de certains marchés ralentissent la croissance, mais l’économie tient et les entreprises résistent », estime-t-il.

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