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Conditions de travail et coupures : Accor prend les devants

En signant un accord avec les partenaires sociaux, le groupe hôtelier Accor a pris les devants sur les négociations en cours à l’échelle de la branche, en proposant notamment de rémunérer la coupure de ses salariés.

Un petit « coup de pied dans la fourmilière ». Les partenaires sociaux du groupe Accor se sont accordés autour d’une série de mesures afin de « reconnaître chacun pour son engagement et ses efforts ». Parmi lesdites mesures, on retrouve notamment la sanctuarisation de 10 week-ends (samedi et dimanche) par année civile, ainsi que la rémunération de la coupure à hauteur. Le groupe hôtelier français prend ainsi de vitesse les organisations professionnelles qui sont engagées dans une négociation autour de ces points afin de redonner un attrait émoussé par le Covid aux métiers du CHR.

Principe de « suppression des coupures »

Signé dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire, cet accord collectif d’entreprise, que La Revue des Comptoirs a pu consulter, prévoit donc un minimum de 10 week-ends (samedi-dimanche) par année civile « hors période de congés payés et sauf demande contraire expresse des collaborateurs ou dispositions contractuelles contraires ».

En outre, les partenaires sociaux se sont entendus avec le groupe sur le principe de suppression des coupures dès que l’organisation de l’hôtel le permet. A défaut, pour les hôtels où les coupures subsistent, « il sera octroyé aux collaborateurs une prime de 5€ brut par coupure supérieure à 2 heures ». La mesure est entrée en vigueur le 1er avril 2022.

Différentes revalorisations salariales indexées sur l’ancienneté et la CSP du salarié étaient également au menu, ainsi qu’une réévaluation de la prime de nuit. Cette dernière prévoit pour les salariés de catégorie employé ou agent de maîtrise une augmentation de 1€ brut pour toute heure de travail effectif réalisé entre 21 heures et 6 heures.

Les professionnels sentent la pression s’accentuer

D’après une source proche des négociations en cours entre les syndicats, cet accord aurait eu pour effet de mettre les organisations professionnelles - notamment patronales - au pied du mur. « Beaucoup étaient réticents encore sur la coupure, malgré tout ce qu’on a pu lire dans la presse depuis plusieurs mois. Mais aujourd’hui, tous ont peur de la concurrence entre entreprises pour attirer les salariés. Avec cette avancée, Accor prend de l’avance et force les autres à s’aligner, au risque de ne plus être concurrentiels. »

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