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Vos témoignages | « Ce qui me préoccupe, c’est la santé des plus faibles », Alain Lahouti

Alors que venait d'être adoptée la loi d'urgence, ce lundi 23 mars, Alain Lahouti, président de l'Umih 06 HCR Cannes restaurateurs (Alpes Maritimes), a confié ses craintes à La Revue des comptoirs. Il raconte aussi comment son organisation tente de renseigner et aider ses adhérents.

Des restaurateurs dans le flou

« Je n’ai pas encore eu le temps de lire les mesures annoncées ce matin, mais celles déjà prises par l’État vont dans le bon sens. En revanche, entre ce que le gouvernement annonce et ce qui se passe sur le terrain, il y a un monde. À Cannes, nous avons appris, comme tout le monde, la fermeture obligatoire par voie de presse, un soir de service. Ce soir-là, nous avons lancé un appel aux pouvoirs publics en proposant neuf mesures pour aider les CHR. Le dimanche matin, l’Umih Cannes a reçu énormément d’appels, les restaurateurs demandaient comment déclarer en même temps tous leur salariés en chômage, comment gérer leurs factures leurs stocks, etc. Nous avons renseigné tout le monde, adhérents et non adhérents, c’est la moindre des choses. Ils n’ont pas eu les informations le soir même à 20 heures, mais bien après.

C’est la même chose avec l’urgence sanitaire : l’État l’a déclarée, mais quid des écritures qu’on va avoir et des informations effectives que nous aurons entre les mains ? À l’heure actuelle, de nombreux restaurateurs n’ont toujours pas réussi à déclarer le chômage partiel par exemple : les sites sont saturés. Sur Cannes, nous n’avons pas eu la clientèle habituelle cet hiver et j’ai un bataillon de restaurateurs qui ont fait 120-150 euros de recettes par jours. Dans le schéma actuel, le patron doit avancer le salaire de ses employés, et il est remboursé par l’État à hauteur du Smic : la différence, il doit la payer de sa poche. Or depuis le 14 mars, les restaurateurs n’ont plus de revenus, et que va-t-il advenir des petits entrepreneurs ? Le chômage partiel ne les concerne pas, ce sont généralement des travailleurs non-salariés : comment-vont-ils nourrir leur famille et rembourser leurs prêts ? »

 Alain Lahouti est restaurateur et président de l'Umih 06 HCR restaurateurs Cannes. 


Une organisation patronale à l’écoute

« L’Umih a été très réactif : nous avons donné toutes les informations gouvernementales sur nos sites et sur les réseaux sociaux, notamment le site du chômage partiel et son extension à 30 jours rétroactifs : les posts ont été beaucoup partagés et commentés, ça montre que les gens sont dans le flou. Mais aucune des mesures n’a d’effet direct sur la trésorerie. Je prends l’exemple de la BPI : les restaurateurs n’ont pas d’accès direct à cette structure, ils doivent d’abord passer par leur banque personnelle. Certains banquiers soutiennent ceux qui ont des bon bilans avec des prêts à court terme à des taux intéressants, comme 1,25 %. Les plus chanceux ont obtenus des sommes de 50 000 ou 100 000 euros, mais pas ceux qui étaient déjà dans une mauvaise situation ou juste à l’équilibre.

Si, après l’urgence sanitaire, la crise dure deux mois et que les petites entreprises restent sur le tapis, cela m’inquiète. Il faut continuer de payer les factures, les fournisseurs… Les établissements qui ne sont pas en bonne santé financière n’ont pas cette opportunité. Même chose pour les entreprises dont les loyers sont gérés par des entreprises type Foncia : certaines d’entre elles ont fait des reports ou des fractionnements de loyer, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. De mon côté, je m’étais séparé de mon ancien restaurant et je suis en train d’ouvrir un autre établissement. J’ai arrêté les travaux de mon établissement, la circulation et les restrictions les rendaient impossibles. »


En attente d’une réponse sanitaire à la crise

« S’il n’y a pas de médicament qui sort, je ne vois pas à quel moment la situation va s’améliorer. Le schéma de mondialisation actuelle n’existe plus : qui va prendre un avion, même dans quelques mois ? Depuis le XVIe siècle, l’occident s’appuie sur la rationalité mais avec cette maladie, elle ne nous aide plus ; nous ne savons pas quoi faire : que serons-nous dans un mois, dans deux mois ? Nous remontons les informations des adhérents entre eux, pour les rassurer. Ce qui me préoccupe, c’est la santé des plus faibles : rien n’est prévu pour une immédiateté de trésorerie. La porte de sortie est sanitaire, elle n’est pas économique. Quand ce sera terminé, il faudra voir combien d’entreprises seront encore vivantes. »

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