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La Tournée des Patrons

Restaurants de plage | Bosser les pieds dans l'eau

Le décret plage… Bête noire des plagistes, cette disposition est en train de secouer la profession au fur et à mesure de son application par les préfets. La destruction de paillotes et restaurants en dur est amorcée pour laisser place à des plages dotées de structures démontables. Ce vœu pieux écologique se heurte toutefois aux réalités économiques du terrain.

Chaque année, 600 à 800 millions d'euros sont engrangés par les restaurants de plage. Un poids non négligeable dans le chiffre d'affaires total « des plages » qui pèse pour plus d'un milliard.

D'après l'étude Protourisme, il existe en France 1 500 plages en concession, dont environ 400 sur la Côte d'Azur, qui emploient 8 000 à 10 000 salariés. Le visage de ces étendues côtières est en train de changer au fur et à mesure qu'est appliqué le décret du 26 mai 2006 relatif à leurs concessions.

Celui-ci a établi de nouvelles règles permettant à l'État d'accorder sur le domaine public maritime des concessions de plages pour lesquelles les communes sont prioritaires. Ces dernières peuvent ensuite les rétrocéder à des exploitants. Le décret repose sur un principe majeur : le libre accès à la mer. 80 % du linéaire et de la surface de chaque plage naturelle doivent rester sans installation (50 % pour les plages artificielles) et les plagistes ont obligation de démonter leurs installations hors période d'exploitation qui ne peut excéder six mois par an. Une durée pouvant atteindre huit mois pour les stations classées. Il existe une exception à la règle pour les communes bénéficiant d'une fréquentation touristique hors période estivale.

Si elles disposent depuis plus de deux ans d'un office de tourisme classé quatre étoiles et de plus de 200 chambres d'hôtels classés ouvertes entre le 1er décembre et le 31 mars, les installations de plage peuvent être maintenues à l'année, avec agrément du préfet. Dans la majorité des cas, les constructions en dur existantes doivent être démolies pour être mieux reconstruites. Certaines mairies, comme à Juan-les-Pins ou Saint-Tropez, ont réattribué les concessions faisant disparaître du paysage des patrons historiques, à la tête de leurs établissements depuis des décennies parfois. En Corse, c'est aujourd'hui le statu quo. Préfecture et représentants de la profession multiplient les rendez-vous pour trouver ensemble des solutions. « Nous avons 350 à 400 établissements éparpillés sur 1 000 km de côtes, un décret plage à appliquer, une loi littoral à respecter et un Padduc, plan aménagement urbain de la corse, à interpréter, liste André d'Oriano, président des plagistes Umih Corse. Notre souhait est, avec le concours de l'État, de pouvoir établir un cahier des charges commun à tous nos établissements en fonction de la zone d'occupation. Mme la préfète sait qu'en un hiver on ne peut pas tout faire et qu'il faut laisser le temps au temps avant que tout le monde puisse être en conformité. Détruire puis reconstruire en démon table, cela a un coût, et on ne veut pas d'année blanche. Ce ne serait pas supportable ni économiquement ni moralement. »

Retrouvez les établissements de ce mois-ci :

Les Fils à maman

Les Pieds nus

La Playa

Castel Plage

L'Embraque