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Edito

Mesures sanitaires | Bars et restaurants : laissez-nous travailler !

C'est le slogan désormais affiché par les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration. Partout en France, ils sortent du silence au travers de nombreux rassemblements pour dénoncer une situation jugée injuste. À Paris, une grosse manifestation se prépare à accueillir en décembre des milliers de restaurateurs, des bus viendront de tout le pays.

Ce cri de colère fait écho à la tribune publiée le 26 novembre dans Le Figaro par de grands chefs, comme Mathieu Pacaud, Guy Savoy, Stéphanie Le Quellec ou Anne-Sophie Pic, et des représentants du secteur regroupés dans deux collectifs. Rappelant l'importance de la profession pour l'économie française, notamment parce que les restaurants font vivre de nombreux producteurs dans le pays, ils accusent le Gouvernement de sacrifier une corporation. Et pour cause. Passée la désillusion d'une réouverture pour les fêtes ou encore d'une aide qui aurait pu couvrir le coût réel de ses dépenses - 20 % du chiffre d'affaires mensuel moyen constaté en 2019 ou du CA de décembre 2019 -, l'enjeu réside désormais dans l'obtention de la part de l'exécutif d'un renforcement de ces aides. L'urgence en cette fin d'année concerne les congés payés, véritable bombe à retardement, accumulés durant le chômage partiel et à verser aux salariés, mais aussi la mise en place d'un accompagnement financier personnel du chef d'entreprise qui ne perçoit aucun revenu depuis des mois. Le niveau d'angoisse n'a jamais été aussi élevé. Sans compter qu'il faut préparer la phase suivante, la réouverture. Comment tenir le choc, avec une trésorerie plus que jamais fragilisée par ces mois de confinement, si le restaurateur paie 100 % des charges alors que sa capacité d'accueil est réduite de moitié ? Le fondateur du Groupe Bertrand, Olivier Bertrand, réclame une TVA à 5,5 %, une vraie piste pour ne pas succomber à peine le rideau ouvert. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé vouloir faire de 2021 « l'année de la gastronomie française » pour aider les restaurants mis à terre… Une intention louable, mais si déjà vous nous laissiez travailler !

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