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Interview | Aides aux restaurateurs : à la hauteur ?

Les rideaux resteront fermés jusqu'à mi-février, a minima. Les professionnels en sont donc à plus de 4 mois et demi de fermeture à ce jour. L'Etat a heureusement proposé de nombreuses aides mais celles-ci sont soit inadaptées, soit insuffisantes ou court-termistes. Décryptage avec Laurent Villa, restaurateur et entrepreneur, à la tête du Group Clav qui comprend 10 restaurants en France.

Les représentants des professionnels de la restauration ont été reçus à Bercy début janvier pour faire un point sur la situation sanitaire et discuter de la réouverture des établissements, annoncée initialement comme envisageable à compter du 20 janvier. Sans surprise, le gouvernement a annoncé un report de cette échéance, pas avant mi-février au minimum. Il a indiqué maintenir les aides attribuées aux professionnels de la restauration. Ainsi, le ministère de l'Économie a assuré que le fonds de solidarité et le chômage partiel seraient prolongés et de nouvelles aides devraient arriver, comme un nouveau prêt équivalent à 25 % du chiffre d'affaires et remboursable sur une dizaine d'années, d'après les représentants syndicaux des bars et restaurants. L'occasion de porter un regard sur les aides déjà existantes - prêt garanti par l'Etat (PGE), fonds de solidarité, chômage partiel- et de comprendre pourquoi elles ne sont pas toujours adaptées, surtout pour les indépendants ? Que faudrait-il proposer pour épauler la profession de manière concrète ? Laurent Villa, restaurateur depuis plus de 20 ans et entrepreneur depuis plus de 30 ans, à la tête du Group Clav qui comporte 10 restaurants aujourd'hui, nous apporte son éclairage.

RDC : Quel regard portez-vous sur les aides accordées par le gouvernement aux restaurateurs ?

Laurent Villa : Il y a deux façons d'analyser les aides : une vision court-termiste et une autre moyen-long terme. Nous avons une certaine volumétrie de chiffre d'affaires avec nos dix restaurants, nous avons donc touché le PGE, une aide importante sur le plan court terme mais rappelons qu'il ne concerne que les entreprises d'une certaine taille. Théoriquement on doit commencer à le rembourser 12 mois après sa souscription, en une seule fois ou étalé sur 5 ans, or ce délai est trop court. Selon moi, il faut décaler le remboursement de 12 mois supplémentaires, c'est primordial.

RDC : Que pensez-vous du dispositif de chômage partiel ?

Laurent Villa : Là encore, c'est une aide cruciale pour nos salariés mais insuffisante pour les gérants d'établissements indépendants qui n'ont droit à aucun chômage. Elle n'en reste pas moins essentielle et devrait être pérennisée au moment de la relance. L'activité en termes de trafic risque de ne pas reprendre un rythme de croisière avant 2022, cet accompagnement est d'autant plus essentiel en accordant 12 mois supplémentaires pour soutenir la reprise.

RDC : Et du fonds de solidarité ?

Laurent Villa : La subvention du mois de décembre semblait prometteuse : 20 % du chiffre d'affaires à N-1 plafonné à 200 000 euros. Or, elle n'est pas suffisante car les bailleurs ont évidemment immédiatement exigé d'être payés. Or, les charges du loyer correspondent environ à 15 % du chiffre d'affaires, donc pour les restaurateurs cette aide a un effet quasi nul. Il faudrait l'augmenter car on n'y gagne rien. De plus, il existe un décalage dans son versement. La date de déclaration a été reculée au 15 janvier, donc nous ne percevrons les fonds qu'autour du 15 février. Pour tous ceux qui n'ont pas de trésorerie, c'est un enfer. N'oublions pas que nous avançons aussi les fonds du chômage technique : on paye le 2 du mois les salariés et ne sommes remboursés pas avant le 25. La politique est plutôt généreuse avec nous mais la technique ne suit pas, il existe trop de décalage.

Avez-vous un autre message à faire passer ?

Laurent Villa : Nous avons souscrit pour la plupart un PGE, or il reste un prêt comptable. On a endetté nos entreprises, notre bilan va donc s'alourdir et la Banque de France va nous décoter. Il en résulte que les banques seront encore plus frileuses à l'idée de nous prêter de l'argent. Il faudrait faire une loi de finance permettant de considérer que le PGE est un prêt participatif voire une subvention, et non plus une dette sur fonds propre. Il s'agit d'une ligne comptable très importante car comment relancer nos activités si les banques ne nous prêtent plus d'argent ? Enfin, il me semble que le remboursement devrait être échelonné sur 10 ans et non plus 5 le temps que nos activités repartent enfin !

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